19/02/2008

 

carnet dessin 08-02-19

Belge vivant en France, Nathalie Borgers a réalisé pour Arte un documentaire qui sert de base à la "Thema" que la chaîne consacre, mardi 19 février, à la fin de la Belgique. Fin possible, éventuelle, puisque le sujet est assorti d'un point d'interrogation et que les différents volets de la soirée (un "Dessous des cartes" inédit sur les origines du royaume et son évolution politique, une comparaison avec la scission tchécoslovaque et un débat avec des Belges) n'apportent aucune réponse définitive quant au scénario que retiendront finalement les sujets du roi Albert II.
Intitulé Recherche Belgique désespérément, le film de Nathalie Borgers a été confectionné alors que le pays connaissait la crise la plus longue de son histoire. Les responsables politiques flamands et francophones jouaient depuis des mois une partition oscillant entre le tragique et le comique, un opéra bouffe dont le final fut, lui aussi, étonnant : une réincarnation du héros déchu, l'ex-premier ministre Guy Verhofstadt, en sauveur de la patrie et la mise en place - enfin - d'un gouvernement. Une équipe intérimaire qui prendra, si tout va bien, sa forme définitive à la fin mars avec un nouveau chef, Yves Leterme, qu'une maladie vient de terrasser. Fameux symbole...


Fatalisme.
Derrière le paravent des apparences, dressé notamment pour apaiser des voisins européens inquiets, rien n'a été vraiment réglé. Arte peut donc continuer à poser la question de la survie de la Belgique en tant qu'Etat sans être accusée de dramatisation.
Au fil de ses pérégrinations, la réalisatrice ne cache pas son pessimisme. Elle a pris le parti d'interroger des citoyens anonymes, wallons, bruxellois et flamands, sur leur envie de cohabiter. Chez eux, elle a trouvé un bon sens teinté de fatalisme, mais aussi une grande inquiétude.
La réalisatrice montre aussi que le discours des élites flamandes a irrigué le corps social de leur région : "On en a assez du transfert de milliards aux Wallons, il faut une réforme de l'Etat sinon ça va éclater", lui dit-on dans un bistrot d'Anvers. Un autre Flamand souligne qu'en s'abritant derrière l'exigence de réformes institutionnelles, une droite dure veut "casser la solidarité, organiser la concurrence sur le marché du travail et imposer son agenda antisocial".
Masqué par les éternels discours flamands sur l'émancipation culturelle - réalisée depuis longtemps -, ce propos est sans doute déterminant. Et ne suscite, pour l'instant, qu'une riposte molle du côté francophone, où l'on ne paraît pas comprendre cette nouvelle dimension de la revendication flamande. (d'après Le Monde)

08:54 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : belgique, feuilleton, arte |  Facebook |

Commentaires

Bof voor de vlamingen hetszelfde

Écrit par : xian | 20/02/2008

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