28/02/2008

Une étude remet en question l'efficacité des antidépresseurs.

carnet dessin 08-02-28

 

Les antidépresseurs de la génération la plus récente n'ont guère plus d'efficacité clinique qu'un placebo, une pilule qui a l'apparence d'un médicament mais aucun effet pharmacologique, affirme une étude publiée, lundi 25 février, sur le site de la revue en ligne PLoS Medicine. Une équipe anglo-américano-canadienne a repris l'ensemble des données publiées et non publiées concernant quatre antidépresseurs, soit 47 essais cliniques. La différence avec le placebo s'accroît avec la sévérité de la dépression, mais "reste relativement petite", indiquent les auteurs. Les laboratoires concernés opposent à cette étude les "bénéfices constatés par les cliniciens."
L'étude d'Irving Kirsch, de l'université de Hull (Grande-Bretagne), et de ses collègues ne dit pas que les antidépresseurs n'ont aucun effet observable. Même sous placebo, il peut d'ailleurs exister un bénéfice. L'étude constate que, hormis pour les dépressions extrêmement sévères, les antidépresseurs n'apportent qu'un faible bénéfice supplémentaire. Et encore, selon les auteurs, "les bénéfices les plus importants pour les patients les plus sévèrement déprimés paraissent attribuables à une diminution de la réponse au placebo plutôt qu'à une augmentation de la réponse au médicament".
Sur le plan de la méthode, l'étude ne prête pas le flanc à la critique. Elle évite les biais possibles en ne s'intéressant qu'aux molécules de la dernière génération pour lesquelles les autorités sanitaires américaines de la Food and Drug Administration (FDA) disposaient de données complètes sur l'ensemble des essais menés par les industriels pour obtenir la mise sur le marché de leur produit. Les quatre antidépresseurs concernés sont la fluoxétine (Prozac, laboratoires Eli Lilly), la venlafaxine (Effexor, Wyeth), la nefazodone (Serzone, Bristol-Myers Squibb) et la paroxétine (Deroxat, GlaxoSmithKline).
L'étude britannique n'apporte pas de révélation brutale. Quelques analyses précédentes montraient déjà que les bénéfices les plus importants de ces médicaments survenaient face aux dépressions les plus sévères. Le fait que certains essais cliniques n'avaient pas montré de différence avec un placebo était également connu depuis plusieurs années. Le livre de Guy Hugnet, Antidépresseurs, la grande intoxication, paru en 2004 aux éditions Le Cherche-midi, en signalait deux qui figuraient dans le dossier soumis à la FDA pour le Prozac, chef de file de ces nouveaux antidépresseurs.
Le principal mérite du travail d'Irving Kirsch est de rassembler de manière systématique - dans ce que l'on appelle une méta-analyse - les données disponibles, et non de choisir celles allant dans tel ou tel sens. "Cette étude est bien faite et montre que quand les dépressions ne sont pas sévères, l'effet chimique est quasi inexistant, indique le professeur Hélène Verdoux, psychiatre et épidémiologiste à l'université Bordeaux-II. Elle conforte les recommandations françaises pour les dépressions modérées, qui sont de proposer en premier lieu une psychothérapie et de réserver les antidépresseurs aux cas pour lesquels cette prise en charge ne marche pas."
Comme le fait remarquer le professeur Verdoux, les données analysées ne comprennent pas beaucoup de dépressions très sévères, ce qui n'est pas étonnant s'agissant d'essais cliniques pour lesquels des patients à risque suicidaire élevé peuvent difficilement être inclus. Cependant, "les données reflètent assez bien la population traitée en médecine de ville", juge Hélène Verdoux.
L'étude est cependant loin de convaincre les industriels. "Les méta-analyses sont difficiles à commenter. Le mieux est de laisser la parole aux cliniciens, explique ainsi Matthew Dwyer, directeur de la communication de Lilly France. Il nous semble que depuis vingt ans, ce produit, le Prozac, a démontré son efficacité."
De son côté, Jean-Yves Lecoq, directeur de la communication de GSK France, estime que "cette méta-analyse ne peut pas être utilisée pour inquiéter les patients". "Ses auteurs font l'impasse sur les bénéfices reconnus par tous les cliniciens, poursuit-il. Quand le Deroxat est prescrit dans une bonne indication, il apporte un bénéfice réel. Même si l'avalanche de méta-analyses nous paraît participer d'une recherche de sensationnel, nous les prenons au sérieux et nous allons regarder ce que celle-ci peut apporter. Concernant les agences sanitaires, il ne faudrait pas que la seule considération du risque prime sur un éventuel bénéfice."
Reste que le discours des laboratoires depuis l'arrivée de cette nouvelle génération d'antidépresseurs a parfois cédé au triomphalisme. Une tendance qui est allée de pair avec leur succès à travers le monde : des dizaines de millions de personnes en ont consommé en un peu plus de vingt ans. Auteur d'une expertise sur les psychotropes pour le compte de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, le professeur Verdoux évoque une "inondation massive de la population par les antidépresseurs". L'étude britannique pourrait contribuer à redresser le balancier.
(Paul Benkimoun et Yves Mamou / Le Monde)

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26/02/2008

Yann Arthus-Bertrand toujours retenu par la justice argentine.

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Retenu en Argentine depuis près d'une semaine par la justice locale, Yann Arthus-Bertrand dénonce une "machination". Le photographe français et son équipe d'une quinzaine de personnes ont été arrêtés mercredi, accusés d'escroquerie, et libérés sous caution vendredi. Yann Arthus-Bertrand devait être interrogé par un juge argentin, lundi 25 février.
Les ennuis ont commencé pour le photographe après qu'une plainte a été déposée par l'agence de voyages ayant organisé son séjour en Argentine. L'agence affirme n'avoir reçu qu'une toute petite partie du paiement convenu. Depuis, deux nouvelles plaintes ont été déposées pour escroquerie, a indiqué M. Arthus-Bertrand, qui estime que ces accusations ne sont pas sans rapport avec le reportage qu'il effectuait sur le barrage de Yaricita, dans le nord de l'Argentine, dont la construction a nécessité l'expulsion de milliers de personnes.
"LES AUTORITÉS VEULENT FAIRE PRESSION SUR NOUS"
Ces nouvelles plaintes sont "incompréhensibles venant de gens avec qui nous avons eu les meilleurs rapports, c'est à tomber par terre", déclare le photographe dans un communiqué. Un garde forestier d'un parc naturel où l'équipe avait travaillé et un chef de l'ethnie guaranie, très présente dans cette partie de l'Argentine, sont à l'origine de ces deux plaintes. Ils affirment avoir reçu l'assurance d'un paiement pour leur collaboration au travail de l'équipe de tournage qui n'a, selon eux, jamais été honoré. "Pour les ONG locales qui se battent aux côtés des expulsés du barrage, il n'y a aucun doute, les autorités veulent faire pression sur nous en stoppant le tournage et nous interdire de parler de ce scandale du barrage", affirme le photographe.
"Comment expliquer qu'une équipe entière est arrêtée pour escroquerie alors que, par exemple, le preneur de son ne peut pas être tenu pour responsable de l'organisation du voyage ?", s'interroge Yann Arthus-Bertrand, célèbre dans le monde pour ses images de la Terre vue du ciel.
Une caution de 11 000 pesos (2 350 euros) a été versée, leur permettant d'éviter la prison et de rester à leur hôtel, dans la localité de Puerto Iguazu. (d'après Le Monde)

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25/02/2008

Algarade entre Sarkozy et un visiteur du salon de l'Agriculture.

carnet dessin 08-02-25

La visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture samedi a été marquée par un échange d'invectives entre un visiteur et le président, séquence filmée qui a été diffusée dans la soirée sur le site Le Parisien.fr.
A 18h00 dimanche, cette séquence de 45 secondes, de piètre qualité visuelle et sonore, avait été visionnée plus de 630.000 fois, selon le compteur du site du quotidien, sans compter les consultations sur YouTube, un site spécialisé où les internautes peuvent déposer les vidéos qu'ils souhaitent partager, et où elle apparaissait à plusieurs exemplaires.
La vidéo avait également été postée durant la nuit sur et Dailymotion, mais elle a rapidement disparu de ce site, sans explication.
Cette vidéo montre le chef de l'Etat, très entouré et souriant, prenant un bain de foule et serrant des mains, quand un visiteur d'un certain âge et portant des lunettes, lui lance: "ah non, touche-moi pas".
"Casse-toi, alors", répond M. Sarkozy.
"Tu me salis", enchaîne le badaud.
"Casse-toi alors, pauvre con", réplique le président.
Interrogé samedi soir sur l'incident, l'Elysée s'est refusé à tout commentaire.
Un des journalistes du Parisien présent sur la scène a indiqué dimanche, sur France-info, avoir filmé la visite de Nicolas Sarkozy dans son intégralité, mais ne s'être rendu compte de l'incident qu'en revisionnant la vidéo, vu la cohue et le brouhaha.
Le premier secrétaire du PS, François Hollande a jugé "insupportable que le président ne soit pas exemplaire", estimant qu'il "ne doit pas se comporter comme n'importe quel citoyen". En tant que président de la République, "on ne rentre pas dans un conflit avec quelqu'un qui ne vous serre pas la main", a-t-il souligné sur Canal+.
Le 6 novembre, une autre algarade avait également suscité de nombreuses réactions chez les internautes: elle avait opposé le président à un marin-pêcheur du Guilvinec, "Juju", Julien Guillamet, 21 ans qui, perché sur une terrasse de la criée de ce port breton, l'avait invectivé.
M. Sarkozy lui avait demandé de descendre s'expliquer. "Si je descends, je te mets un coup de boule", avait répliqué le jeune homme, sautant une barrière avant d'être arrêté par les services de sécurité.
"Juju" avait ensuite été invité à faire partie d'une délégation de pêcheurs reçue en janvier à l'Elysée.
En juin 2007, des images de Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse au G8 -où des internautes avaient vu des signes d'ébriété- avaient été visionnées plus de neuf millions de fois sur internet, une semaine après leur mise en ligne. (d'après AFP)

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22/02/2008

Le loup gris bientôt livré à lui-même dans les Rocheuses.

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Les loups gris du nord des montagnes Rocheuses, considérés durant trente ans comme en danger d'extinction, n'ont plus besoin de la protection de la loi sur les espèces menacées (Endangered Species Act), annonce le gouvernement américain.
En désaccord, les défenseurs de l'environnement ont soutenu que l'espèce ne s'était pas complètement rétablie et ont annoncé qu'ils continueraient à protéger les loups de la chasse, qui devrait selon eux reprendre après l'annonce du gouvernement.
"La population de loups dans le nord des Rocheuses a dépassé de loin les objectifs de repeuplement et continue de s'accroître, à la fois en nombre d'individus et en superficie occupée", a déclaré la vice-secrétaire à l'Intérieur Lynn Scarlett, justifiant ainsi sa décision de retirer le loup gris de la liste des animaux protégés par la loi sur les espèces menacées.
Jadis présents sur tout le territoire américain à l'exception de l'Alaska et Hawaï, les loups gris ont été éradiqués dans les Rocheuses et dans le sud-ouest du Canada dans les années 1930. L'espèce a été déclarée menacée en 1973 et 66 individus ont été réintroduits dans la région en 1995.
On compte désormais 1.513 loups dans le Montana, le Wyoming et l'Idaho, dont 107 couples reproducteurs, selon Edward Bangs, qui supervise le repeuplement des loups au sein de l'administration de la faune sauvage.
CHASSE AUTORISÉE
L'objectif minimum du gouvernement était d'observer 30 couples reproducteurs et 300 individus pendant trois années consécutives. Cet objectif a été atteint en 2002, selon le département de l'Intérieur. Une fois levée la protection fédérale, les programmes des Etats prendront le relais. Selon le Conseil de défense des ressources naturelles, une association écologiste, le retrait des loups de la liste est prématuré. Le Montana, le Wyoming et l'Idaho ont tous prévu d'autoriser la chasse de ces animaux, a averti le groupe.
Dans un communiqué, le Conseil assure que l'objectif de repeuplement aurait dû être fixé au moins entre 2.500 et 5.000 individus sur l'ensemble des trois Etats.
Selon Bangs, le repeuplement des loups est dû à la bonne gestion par ces Etats des populations de daims, d'élans et d'orignaux, qui sont les proies du loup gris.
"Le plus important, c'est que le loup est un animal incroyable et qu'il dispose d'un très, très bon habitat", a assuré Bangs. "La grande peur, c'est que cette réussite soit gâchée par les Etats, mais nous savons que ce ne sera pas le cas." (d'après Deborah Zabarenko, version française Gregory Schwartz / Le Monde)

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21/02/2008

Les spéculateurs emmènent le brut à 101,32 dollars le baril, un nouveau record.

carnet dessin 08-02-21

 

Les cours du pétrole ont encore inscrit un nouveau record à New York à 101,32 dollars le baril, poussés par une ruée générale des spéculateurs sur les matières premières.Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en mars, dont c'était le dernier jour de cotation pour ce contrat, a fini à 100,74 dollars, en hausse de 73 cents par rapport à mardi.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a clôturé à 98,46 dollars, en baisse de 14 cents. Il est monté en séance pour la première fois au-dessus des 99 dollars à 99,22 dollars.
Semblant balayer d'un revers de manche l'état de santé de l'économie des Etats-Unis et les implications d'un ralentissement économique mondial sur la consommation d'hydrocarbures, le marché a foncé tête baissée depuis deux semaines vers le cap des 100 dollars le baril: les cours ont gagné en neuf séances plus de treize dollars à New York et onze dollars à Londres.
Au terme de cette escalade, le baril a inscrit deux records historiques de suite à New York: 100,10 dollars mardi, 101,32 dollars mercredi. Mercredi, le baril a clôturé pour la deuxième fois consécutive au-dessus des 100 dollars.
La hausse des prix "montre une fois de plus combien les prix du pétrole sont vulnérables aux problèmes d'offre ou aux tensions géopolitiques", ont souligné les analystes de la maison de courtage Sucden.
En effet, le déclencheur a été le président vénézuélien Hugo Chavez, qui a engagé un bras de fer avec le géant pétrolier Exxon et menacé de ne plus fournir "une goutte de pétrole" aux Etats-Unis.
Se sont ajoutées les spéculations sur l'issue de la prochaine réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) - qui pourrait réduire le 5 mars sa production pour parer à une baisse de la demande -, les sabotages à répétition sur les installations pétrolières au Nigeria, premier producteur de brut africain, et cerise sur le gâteau, une explosion mardi dans une raffinerie au Texas (Etats-Unis) traitant 70.000 barils de brut par jour.
Des analystes ont cependant mis en doute l'impact réel des menaces en provenance du Venezuela: son pétrole ne représente que 10% des importations américaines, tandis que le ministre de l'Energie, Rafael Ramirez, a semblé faire un pas en proposant à Exxon un arbitrage de la Banque mondiale.
Quant à une baisse de la production par l'Opep, elle ne peut être écartée mais serait politiquement difficile avec un baril à 100 dollars.
De fait, les vraies raison de la ruée vers l'or noir semblent se trouver du côté des spéculateurs. Par ce gros temps sur les marchés d'actions, les fonds se sont tournés vers les matières premières, considérés comme des havres relativement sûrs. L'or tutoie ainsi son récent record historique de 936,92 dollars, les cours du blé évoluent près de sommets inédits et ceux du platine explosent.
"Le pétrole a rejoint les métaux et les matières premières agricoles dans une course des prix due d'abord à la spéculation" et non aux fondamentaux, ont ainsi estimé mercredi les analystes de la banque Goldman Sachs dans une note.
Car la balance entre l'offre et la demande paraît moins critique que début janvier, quand le baril avait touché 100 dollars pour la première fois. Ainsi, les réserves pétrolières américaines se sont reconstituées, tandis qu'à la fois l'Agence internationale de l'énergie et l'Opep ont révisé à la baisse leurs prévisions de demande, anticipant un ralentissement économique américain.
Les chiffres des réserves pétrolières américaines seront publiés jeudi par le département américain de l'Energie (DoE), et non mercredi en raison d'un jour férié. Les analystes anticipent pour la sixième semaine d'affilée une hausse des réserves de brut (de 2,4 millions de barils) et des réserves d'essence (de 500.000 barils). Les stocks de distillats auraient quant à eux décliné de 2 millions de barils. (d'après AFP)

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19/02/2008

 

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Belge vivant en France, Nathalie Borgers a réalisé pour Arte un documentaire qui sert de base à la "Thema" que la chaîne consacre, mardi 19 février, à la fin de la Belgique. Fin possible, éventuelle, puisque le sujet est assorti d'un point d'interrogation et que les différents volets de la soirée (un "Dessous des cartes" inédit sur les origines du royaume et son évolution politique, une comparaison avec la scission tchécoslovaque et un débat avec des Belges) n'apportent aucune réponse définitive quant au scénario que retiendront finalement les sujets du roi Albert II.
Intitulé Recherche Belgique désespérément, le film de Nathalie Borgers a été confectionné alors que le pays connaissait la crise la plus longue de son histoire. Les responsables politiques flamands et francophones jouaient depuis des mois une partition oscillant entre le tragique et le comique, un opéra bouffe dont le final fut, lui aussi, étonnant : une réincarnation du héros déchu, l'ex-premier ministre Guy Verhofstadt, en sauveur de la patrie et la mise en place - enfin - d'un gouvernement. Une équipe intérimaire qui prendra, si tout va bien, sa forme définitive à la fin mars avec un nouveau chef, Yves Leterme, qu'une maladie vient de terrasser. Fameux symbole...


Fatalisme.
Derrière le paravent des apparences, dressé notamment pour apaiser des voisins européens inquiets, rien n'a été vraiment réglé. Arte peut donc continuer à poser la question de la survie de la Belgique en tant qu'Etat sans être accusée de dramatisation.
Au fil de ses pérégrinations, la réalisatrice ne cache pas son pessimisme. Elle a pris le parti d'interroger des citoyens anonymes, wallons, bruxellois et flamands, sur leur envie de cohabiter. Chez eux, elle a trouvé un bon sens teinté de fatalisme, mais aussi une grande inquiétude.
La réalisatrice montre aussi que le discours des élites flamandes a irrigué le corps social de leur région : "On en a assez du transfert de milliards aux Wallons, il faut une réforme de l'Etat sinon ça va éclater", lui dit-on dans un bistrot d'Anvers. Un autre Flamand souligne qu'en s'abritant derrière l'exigence de réformes institutionnelles, une droite dure veut "casser la solidarité, organiser la concurrence sur le marché du travail et imposer son agenda antisocial".
Masqué par les éternels discours flamands sur l'émancipation culturelle - réalisée depuis longtemps -, ce propos est sans doute déterminant. Et ne suscite, pour l'instant, qu'une riposte molle du côté francophone, où l'on ne paraît pas comprendre cette nouvelle dimension de la revendication flamande. (d'après Le Monde)

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15/02/2008

Les jouets dangereux sont envoyés en Afrique.

carnet dessin 08-02-15

 

Le fabricant américain de jouets Mattel a été contraint depuis l'été dernier à plusieurs retraits de ses jouets des marchés américains.
La députée européenne belge Giovanna Corda (PS) a accusé jeudi le fabricant de jouets Mattel de renvoyer vers l'Afrique les jouets retirés des marchés européens et américains au second semestre 2007 suite à la découverte de vices de fabrication potentiellement dangereux pour les enfants.
"Les jouets Mattel retirés ne sont pas détruits, ils repartent vers l'Afrique", a dénoncé jeudi l'eurodéputée, membre suppléante de la commission du Parlement européen en charge de la protection des consommateurs, lors d'une rencontre avec des journalistes belges.
"Les enfants, qu'ils soient Africains ou Belges ou de n'importe quelle autre nationalité, ont tous droit à la même sécurité. Or, les petits Africains reçoivent les jouets refusés chez nous. C'est honteux! L'argent, l'économique a pris le dessus sur le bon sens", a-t-elle ajouté, sans révéler toutefois d'où provenaient ses informations.
L'eurodéputée belge a indiqué avoir informé récemment la Commission européenne de ces éléments. "La Commission européenne doit jouer son rôle à présent", insiste encore l'eurodéputée belge.
Le fabricant américain de jouets Mattel a été contraint depuis l'été dernier à plusieurs retraits de ses jouets des marchés américains et européens en raison de différents problèmes de conception présentant un risque pour les enfants, notamment la présence abondante de plomb et d'autres substances chimiques dangereuses. (d'après Belga)

08:18 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mattel, afrique |  Facebook |