30/04/2008

Dire « bonjour » peut rapporter gros.

carnet dessin 08-04-30

 

Bruxelles - Entre le 5 et le 9 mai, des membres de « Message sans nom », un groupe qui milite pour une société plus amicale et soucieuse de l'autre, distribueront 25 ou 25.000 euros aux personnes qui disent « bonjour » spontanément à un inconnu en rue.
« Message sans nom » part du principe que de petits changements suffisent à rendre la société plus agréable. Pour récompenser les personnes amicales, une « équipe du bonjour » anonyme arpentera les rues du pays et offrira jusqu'à 100 fois 25 euros par jour à qui leur dira bonjour spontanément. Deux d'entre eux gagneront même 25.000 euros.
« C'est facile de mobiliser les gens mais il faut un encouragement. Notre objectif est donc de donner une petite étincelle à ce geste simple que nous voulons installer », explique Paul Wauters, directeur créatif de la campagne.
Un site Internet est d'ores et déjà en ligne <http://www.messagesansnom.be/home.html>
Il prodigue des conseils pratiques comme « Dire bonjour en 5 étapes », ou encore 16 idées d'actions concrètes. Il propose aussi des affiches « Bonjour » à télécharger, la possibilité de poster ses plus belles photos et vidéos.
C'est la troisième année que ce collectif agit pour une société plus amicale et soucieuse de l'autre. Il a commencé en 2006 avec la campagne « Faites des compliments à un moment inattendu » et a poursuivi en 2007 avec le slogan « Avec les oreilles, on voit mieux ». (d'après Le Soir)

10:34 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : bonjour |  Facebook |

29/04/2008

Assise, ville du saint des pauvres, adopte un arrêté anti-mendicité.

carnet dessin 08-04-29

 

Le maire d'Assise, ville de l'ouest de l'Italie où est né et mort Saint François (1182-1226), qui a consacré sa vie à la défense des pauvres, a adopté un arrêté controversé interdisant la mendicité, a rapporté le journal La Repubblica.
L'arrêté pris par le maire Claudio Ricci (droite) interdit de mendier à moins de 500 mètres des églises, lieux de culte, places et bâtiments publics. La mesure comporte également l'interdiction de s'allonger ou de s'asseoir par terre près de l'entrée des lieux de culte et des bâtiments publics.
Le maire a justifié la mesure en affirmant que son objectif était de "préserver le caractère sacré d'Assise sans renoncer à la notion d'accueil".
"Mendier n'est pas un délit. Je ne comprends pas pourquoi il faut l'interdire en adoptant une loi. Même si certains peuvent en profiter, aider ceux qui en ont besoin est toujours une bonne chose", a réagi Mgr Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et paix. "Saint François est le saint des pauvres et son enseignement est toujours d'actualité. En tant que chrétien, je ne comprends pas ce type de mesure’’.
Pour le Père Vincenzo Coli, responsable du couvent franciscain d'Assise, "il est difficile de dire ce que ferait aujourd'hui Saint François, car les temps ont changé". "Mais il préconisait de recourir à la mendicité seulement lorsque il n'était pas possible de se sustenter en travaillant", a-t-il déclaré à l'agence Ansa.
Fils de marchand, Saint François s'est converti à une vie de piété et de pauvreté et a fondé l'ordre des frères franciscains après une courte expérience militaire et quelques années agitées. (d'après AFP)

08:38 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : saint francois, mendicite, assise |  Facebook |

28/04/2008

15 mineurs relâchés faute de places en institution.

carnet dessin 08-04-28

 

La situation est "dramatique". Le parquet de Bruxelles a dû relâcher pas moins de 15 mineurs depuis vendredi soir parce qu'on n'avait pas trouvé de place pour eux dans une institution fermée, selon le magistrat francophone du parquet du Bruxelles.
Samedi déjà, le magistrat de garde avait fait savoir que neuf mineurs avaient été interpellés après une série de vols. Mais il n'a pas été possible de les placer en institution fermée, faute de place. Ils ont tous été relâchés après audition, sauf un.
Ce dimanche, six autres mineurs ont été mis à la disposition du parquet, mais pour eux non plus, on n'a pas trouvé de places, ce qui obligera le parquet à les laisser partir dans la journée. "Il s'agit d'un problème récurrent, mais il est à nouveau douloureusement illustré ce week-end", poursuit la porte-parole. Il n'y a de place nulle part: ni à Everberg, ni à Fraipont, ni à Braine-le-Château.
"C'est vraiment dramatique et c'est un problème grave auquel la Communauté française doit s'attaquer de toute urgence", insiste-t-elle.
Le pic de délinquance juvénile qui s'est produit ce week-end est tout à fait exceptionnel, a-t-on commenté ce dimanche au cabinet de la ministre de l'Aide à la jeunesse en Communauté française, Catherine Fonck.
Au cabinet de la ministre, l'on se dit parfaitement conscient du problème mais l'on souligne qu'il s'agit là d'un pic exceptionnel et que l'"on ne peut faire de miracle" face à un rapport aussi disproportionné: 15 jeunes interpellés pour 86 places disponibles dans des institutions fermées en Communauté française.
Le cabinet de la ministre rappelle qu'à partir du début de l'année prochaine, dix nouvelles places seront disponibles à l'Institut Public de Protection de la Jeunesse (IPPJ) de Wauthier-Braine et qu'une réforme de la Cellule d'Information, d'Orientation et de Coordination (CIOC), chargée d'informer sur les places réellement disponibles dans les IPPJ ou au centre d'Everberg, est en cours pour améliorer son fonctionnement. (d'après RTL infos)

09:07 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, bruxelles, delinquents |  Facebook |

24/04/2008

Hausse suspecte du prix du cornet de frites.

carnet dessin 08-04-24

 

Bruxelles- Le gouvernement a annoncé l'ouverture d'une enquête pour « clarifier le prix correct d'un cornet de frites ». Le cornet a connu récemment une hausse jugée suspecte par les autorités. « On a constaté une divergence entre l'évolution des prix (des pommes de terre et des cornets) », a précisé un porte-parole du ministère de l'Economie et de la Simplification administrative. Les frites s'enchérissent plus vite que les pommes de terre, « ça paraît un peu anormal », a-t-il ajouté (Le Soir)

09:58 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : belgique, frites, tarif |  Facebook |

22/04/2008

Le chasseur qui avait tué l'ourse Cannelle a été relaxé.

carnet dessin 08-04-22

 

Le tribunal correctionnel de Pau a prononcé, lundi 21 avril, la relaxe de René Marquèze, le chasseur qui a tué, en 2004, l'ourse Cannelle, dernière ourse de souche pyrénéenne. Le juge a suivi les réquisitions du procureur de la République qui avait estimé, le 14 mars, après trois jours de débats difficiles, que le chasseur se trouvait en état de "nécessité" quand il a ouvert le feu, une thèse contestée par les parties civiles – une vingtaine d'associations écologistes et l'Etat.
Le 1er novembre 2004, M. Marquèze s'était retrouvé face à l'animal lors d'une battue aux sangliers avec un groupe de chasseurs d'Urdos, dans la vallée d'Aspe. Il avait alors tiré sur lui à deux reprises, puis avait été mis en examen le mois suivant pour "destruction d'espèce protégée".
L'affaire avait mis en émoi les défenseurs de la nature qui soutiennent le programme de réintroduction de l'ours brun dans les Pyrénées, lancé au début des années 1980 pour empêcher la disparition de l'espèce. Ce programme a été relancé après la mort de Cannelle, avec l'introduction de cinq ours de Slovénie, dont une, Franska, a été tuée par une voiture en août 2007. (Lemonde.fr avec AFP et Reuters)

09:46 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ours, chasse |  Facebook |

21/04/2008

ArtBrussels, la foire la plus déjantée du monde.

carnet dessin 08-04-21

 

Ils sont fous, ces Belges ! La 26e édition d'ArtBrussels, la foire de Bruxelles qui se tient jusqu'au 21 avril, est une des plus déjantées qui soient. Un symbole ? Les organisateurs ont demandé à l'artiste Wim Delvoye, célèbre pour ses cochons aux tatouages de Hell's angels, de couper le cordon le soir du vernissage. Un privilège d'ordinaire réservé aux ministres en exercice. Il a aussi un stand pour lui tout seul, une boutique où il vend ses boîtes de jouets fabriquées en Chine, qui le représentent avec son matériel de tatoueur, et un nouveau produit dérivé, un puzzle de 1 500 pièces à ne pas laisser à la portée des enfants.
A arpenter les allées, où sont regroupés 180 exposants, la sensation se confirme : il y a des foires qu'il faudrait interdire aux moins de 18 ans. Encore que les mômes présents ne semblent guère traumatisés. Certains rigolent même franchement devant une sculpture d'Olivier Blanckart, portrait bien plus grand que nature de Catherine Millet, juchée sur un socle constitué d'un empilage du livre qui l'a rendue célèbre hors du milieu de l'art, La Vie sexuelle de Catherine M. L'oeuvre est intitulée In Deae M. Templo. Les latinistes et les connaisseurs de ladite vie sexuelle apprécieront.
Même la très sérieuse galerie 1900-2000 semble saisie par le démon, avec, pour sa première participation à la foire, un cabinet assez particulier. C'est aussi une des rares montrant de l'art moderne, et non seulement des oeuvres récentes : de leur propre aveu, les organisateurs ont favorisé les galeries émergentes et l'art le plus contemporain. Une tendance mondiale qui, à Madrid, donnait un triste résultat.
A Bruxelles, non. On a rarement entendu autant de rires dans une foire. Des gloussements de poules, aussi. Des gallinacés, des vrais, oeuvre de Koen Vanmechelen qui présente son projet de Poulets cosmopolites. La onzième génération d'une série de croisements de volatiles d'origines différentes, pour aboutir au coq universel.
Le poulailler fait partie d'une nouvelle section, baptisée "Ephemeral Fringes", confiée non à des marchands, mais à un commissaire d'exposition, Filip Luyckx. Il a ainsi choisi de montrer un film réalisé à partir d'une installation que le Bulgare Nedko Solakov avait montrée à Bruxelles en 2007, et intitulée Confidentialité garantie : il avait alors créé un stand, avec des acteurs jouant le rôle des marchands et des acheteurs, qui se présentait comme une officine de blanchiment d'argent. Les vrais visiteurs, interloqués ou intéressés, pouvaient surprendre des dialogues comme "15 millions ? Je vous amène l'argent à Cologne...". Le film tiré de cette aventure est projeté ici, sous le titre évocateur Le Meilleur art que vous puissiez acheter avec votre argent sale. Une fiction, bien entendu...
Mais cette foire un peu foldingue et bon enfant ne fait pas que des heureux. Surtout parmi les galeristes plus classiques, belges notamment, qui ont été évincés de la sélection pour faire place aux jeunes. Le quotidien Le Soir s'en indigne, parlant de "pauvres surprises". Mais les organisateurs tiennent bon. Pour eux, c'est une question de survie : la plus ancienne foire du monde, celle de Cologne, a décalé ses dates pour faire concurrence à Bruxelles. Et il n'y aura pas assez de collectionneurs pour tout le monde.
(Harry Bellet / Le Monde)

10:16 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : artbrussels, dejante |  Facebook |

16/04/2008

JO: pas de badge franco-français, mais pour un badge universel.

carnet dessin 08-04-16

Le mouvement olympique français, en interdisant le port du badge "Pour un monde meilleur" aux athlètes lors des JO de Pékin, a allumé lundi une polémique qu'il a tenté d'éteindre mardi soir par une proposition d'étendre le port d'un insigne commun aux athlètes du monde entier.
Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), et David Douillet, représentant des athlètes, se sont prononcés lors d'une conférence de presse commune à Paris pour le port d'un badge commun, annonçant que des négociations en ce sens se poursuivent avec le Comité international olympique (CIO).
Henri Sérandour, qui a annoncé lundi sa décision d'interdire le badge, a réaffirmé qu'il n'entendait pas que les athlètes français le portent aux jeux Olympiques, mais éventuellement un autre "accepté par tout le monde".
"S'il y a un badge à porter (à Pékin), que ce soit un badge pour tout le monde", a déclaré M. Sérandour.
"Ce badge était un badge franco-français, mais s'il y a une action à Pékin, il faut qu'elle soit acceptée par tout le monde", a précisé M. Sérandour. "Je n'ai pas retourné ma veste, a poursuivi le président du CNOSF. Je suis encore dans la démarche avec eux (les athlètes)".
L'ancien judoka et champion olympique David Douillet, président de la Commission des athlètes au CNOSF, a apporté "son soutien" à Sérandour et repris ses arguments: "Ça (le port du badge) n'a de sens que si une majorité d'athlètes du monde entier sont d'accord. C'est toute la négociation qui est en cours avec Sergei Bubka (président de la commission des athlètes du CIO, ndlr) et le président du CIO Jacques Rogge". (...) "Depuis le début, a-t-il affirmé, il est hors de question que les athlètes français portent ce badge-là pendant les Jeux".
"Il faut sortir de l'initiative nationale et si on veut faire ça, mettre le mot France c'est ridicule", a-t-il ajouté.
Douillet a également indiqué que le président de la République soutenait "la démarche des athlètes français".
Les athlètes français avaient annoncé le 4 avril qu'ils souhaitaient porter, avant et pendant les JO de Pékin, un badge portant les anneaux et un extrait de la charte olympiques, à l'image de celui qu'ils arboraient lors du passage mouvementé de la flamme olympique à Paris le 7 avril, avec la mention "Pour un monde meilleur".
Le CNOSF avait alors apporté un franc soutien à l'initiative des athlètes.
Le Comité international olympique (CIO) n'a de son côté pas formellement interdit aux athlètes français de porter le badge "Pour un monde meilleur" lors des Jeux.
"Lors des réunions de la semaine dernière à Pékin, les comités nationaux olympiques ont souhaité obtenir des lignes directrices en ce qui concerne la liberté d'expression", a indiqué Emmanuelle Moreau, porte-parole du CIO. "Le président (du CIO, ndlr) Jacques Rogge avait dit qu'en cas de proposition concrète, il aurait été possible de consulter la prochaine commission exécutive" prévue en juin à Athènes, a-t-elle ajouté.
Jeudi dernier, M. Rogge avait notamment indiqué que les athlètes ne seraient pas autorisés à faire de la propagande mais conserveraient leur liberté d'expression lors des JO de Pékin.
Lundi soir, sur l'Equipe TV, Henri Sérandour avait indiqué: "On va respecter la charte (olympique) qui est: aucune manifestation tangible de quoi que ce soit pendant les manifestations sportives et pendant le défilé des cérémonies d'ouverture et de clôture."
L'interdiction du port du badge a été jugée "regrettable" par le secrétaire d'Etat aux sports, Bernard Laporte. "Moi, je trouvais ce badge pas très agressif, il n'attaquait ni la Chine ni rien, il reprenait une phrase de l'olympisme +pour un monde meilleur+ et les anneaux", a-t-il déclaré. (d'après AFP)

08:51 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : jo, jeux, olympiques, badge, boycot |  Facebook |