20/06/2008

La Belgique sniffe 1,75 tonne de coke par an.

 

carnet dessin 08-06-20

Les Belges consomment chaque année 1,75 tonne de cocaïne, ce qui correspond à 17 millions de doses de 100 milligrammes, selon une extrapolation effectuée par des chercheurs à partir de l'analyse des eaux de surface des cours d'eau et des eaux des stations d'épuration.
Les consommations de cocaïne les plus élevées ont été mesurées dans les grandes villes, comme Bruxelles, Anvers et Charleroi, et principalement durant le week-end, selon les résultats du projet « COWAT », réalisé pour le compte du Service public fédéral Politique scientifique.
Quotidiennement, en semaine, 1,03 gramme de cocaïne est consommé par 1.000 consommateurs potentiels âgés de 15 à 45 ans, contre 1,41 gramme en moyenne durant le week-end.
L’usage le plus important se situe dans la zone métropolitaine de Bruxelles, avec 1,83 gramme de cocaïne par jour le week-end, et 1,29 gramme quotidien en semaine.
Ces chiffres sont respectivement de 1,22 et 0,99 grammes en Wallonie, et de 1,43 et 1 gramme en Flandre. Soit l’équivalent de 1,75 tonne par an pour toute la Belgique – 985 kilos en Flandre, 523 en Wallonie et 243 en Région bruxelloise.
Cette drogue addictive qui stimule le système nerveux central, extraite de la plante de coca, s’est popularisée ces dernières années par un usage « récréatif » en augmentation grâce à la démocratisation de son prix. De 60 euros le gramme en moyenne entre 1996 et 2000, le prix de la cocaïne a fortement baissé entre 2000 et 2004, pour atteindre 40,8 euros le gramme en moyenne, peut-on lire dans le rapport des chercheurs.
Pour en estimer la consommation réelle en Belgique, ils ont analysé la teneur en cocaïne et en benzoylecgonine, métabolite de cette drogue, dans des échantillons d’eaux usées et d’eaux de surface de fleuves et de rivières, prélevés à différents endroits et moments en Belgique. Environ 10 % de la cocaïne consommée n’est en effet pas métabolisée par le corps humain et est rejetée telle quelle dans les urines. Le produit majoritairement excrété (45 % environ) est la benzoylecgonine.
Les résultats obtenus, présentés jeudi à la presse, sont semblables à ceux d’études similaires réalisées dans l’Union européenne. Valables pour environ 3,7 millions d’habitants, ils ont été extrapolés à la population belge totale.
Selon les chercheurs des universités de Liège et d’Anvers, cette méthodologie, « plus directe et objective » en fournissant une image précise de la consommation de drogue dans une région géographique, peut « constituer une bonne base pour les études sociologiques ou l’évaluation des campagnes de prévention contre la drogue. Les résultats obtenus par ce genre d’analyse peuvent être directement exploitables et utilisés par la police et d’autres organisations afin d’identifier les régions à problèmes et d’établir ainsi des priorités dans la politique de gestion des drogues ».
(D’après Belga)

08:00 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cocaine, belgique |  Facebook |

Commentaires

purée zont rien d'autres à faire que d'analyser les eaux usées !

tant que c'était la drogue des nantis et du showbiz,c'était accepté but now ça se répand chez les employés ,les commercants enfin Monsieu tout l'monde et le petit peuple ça le fait moins...

Écrit par : bio | 20/06/2008

Les commentaires sont fermés.