18/01/2007

Reines et Premières dames se mobilisent à Paris contre l'exploitation des enfants.

Reines et Premières dames, comme Laura Bush et Lioudmila Poutine, se réunissent mercredi au palais de l'Elysée à Paris à l'invitation de Bernadette Chirac pour "donner un coup de fouet" à la mobilisation internationale contre l'exploitation sexuelle des enfants. Cette première réunion du Comité d'honneur du Centre international pour les enfants disparus ou exploités (ICMEC), à l'initiative de la reine des Belges Paola, doit notamment populariser un numéro d'appel unique en Europe pour les enlèvements d'enfants, le 116 000. Ce numéro permettant de signaler sans délai les disparitions d'enfants et de venir en aide aux familles doit être opérationnel en France dans les deux mois et avant la fin du trimestre dans les autres pays européens. Le 116 000 a été entériné en décembre dernier par l'Union européenne, après une forte pression de Jacques Chirac pour accélérer les procédures, selon l'entourage du chef de l'Etat. Ce numéro pour les disparitions d'enfants est le premier de toute une liste de numéros d'urgence que l'UE doit encore définir.En France, une centaine d'enfants disparaissent chaque jour, même si la plupart sont des fugues.La réunion a aussi pour objectif de mieux protéger les enfants sur internet, en encourageant une meilleure coopération entre pouvoirs publics et fournisseurs d'accès, soupçonnés de vouloir minimiser l'ampleur du phénomène, alors que plus de 100.000 sites internet pédophiles auraient été recensée. Elle vise également à renforcer le rôle des médias dans la recherche des enfants disparus, à l'exemple des dispositifs "Amber Alert" en Amérique du nord ou "Alerte enlèvement" en France.Aucune décision ne sera prise mercredi mais reines et Premières Dames apportent "une visibilité à une cause", souligne-t-on à l'Elysée.Neuf personnalités - la reine Paola et la reine Silvia de Suède, quatre Premières Dames - Bernadette Chirac (France), Suzanne Moubarak (Egypte), Laura Bush (Etats-Unis), Lioudmila Poutine (Russie) -, l'ex-Première Dame Jolanta Kwasniewska (Pologne), Margarida Sousa Uva-Barroso (épouse du président de la Commission européenne) et la gouverneure de Saint-Pétersbourg Valentina Matvienko seront présentes à Paris.Le prix Nobel de la paix Elie Wiesel, des commissaires européens Franco Frattini (Justice et Sécurité) et Viviane Reding (Société de l'information) et le secrétaire général d'Interpol Ronald Noble interviendront notamment.L'ICMEC a été créé en 1998 aux Etats-Unis à partir du Centre national américain pour les enfants disparus et du Child Focus belge. Cette dernière organisation a vu le jour en 1997, à la suite de l'affaire Dutroux qui avait traumatisé la Belgique. Le Child Focus a aussi donné naissance en 2001 à la Fédération européenne pour les enfants disparus et sexuellement exploités, un réseau de dix-neuf associations implantées dans quinze pays européens.carnet dessin 07-01-18

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11/01/2007

BUSH S’ENLISE MAIS NE DESARME PAS.

Seul contre tous, George W. Bush devait annoncer hier le déploiement d'u corps expéditionnaire d'environ 20 000 soldats supplémentaires en Irak, pou renforcer le contingent de 132 000 hommes déjà sur place. Acheminées a fil des prochains mois, les troupes fraîches tenteront de «sécuriser Bagdad» et, dans la mesure du possible, la province sunnite rebelle d'al-Anbar. Dans une allocution solennelle prononcée depuis la bibliothèque de la Maison Blanche hier soir (3 heures ce matin à Paris), Bush devait souligner que ce nouvel «afflux» américain est conditionné à des «objectifs» que devra remplir le gouvernement irakien. «Afin de pouvoir se retirer plus tard, il faut davantage de soldats maintenant» : telle serait la «nouvelle voie en avant» selon Bush. Pour le président, il en va de la «crédibilité» des Etats-Unis. C'est en tout cas ce qu'il a expliqué mardi à un groupe d'élus démocrates pour tenter de les convaincre. Un retrait américain de l'Irak, les a-t-il avertis sur un ton grave, forcerait l'Arabie Saoudite, alliée à Washington, à chercher protection ailleurs, et «déstabiliserait la région». Outre sa composante militaire, ce nouveau plan Bush doit être accompagné d'aides financières destinées à «créer des emplois», via l'octroi de microcrédits aux entrepreneurs irakiens et le financement de petits projets de reconstruction par l'armée américaine. Les Etats-Unis consacreraient des sommes modestes à ces mesures censées déboucher sur la réouverture d'une trentaine d'usines. En 2003, 20,9 milliards de dollars ont été engloutis dans des projets de reconstruction sabotés par les insurgés. L'état-major américain, qui était opposé à ce nouveau plan de bataille du commandant en chef le huitième depuis l'invasion , n'a donné son assentiment qu'en traînant des pieds, selon des responsables du Pentagone qui se sont confiés au Washington Post. Le général John Abizaid qui vient, sans doute pour cette raison, d'être limogé de son poste de commandant des opérations, s'était opposé à cette idée voilà deux mois.Pas moins de 61 % des Américains y sont aussi réfractaires, selon un sondage publié mardi. La quasi-totalité des élus démocrates du Congrès s'élèvent contre ce qu'ils qualifient d' «escalade». Ils sont soutenus par au moins dix des 49 sénateurs républicains. «Ils vont tirer sur qui ? Les chiites ou les sunnites ?» ironisait hier le républicain John Warner. Le leader démocrate au Sénat, Harry Reid, a annoncé qu'une résolution «symbolique» contestant l'envoi de ces renforts sera soumise au vote des deux chambres du Congrès. Le sénateur du Massachusetts, Edward Kennedy, pour qui l'Irak «est le Vietnam de George Bush», compte pour sa part introduire un projet de loi qui contraindrait le Président à demander l'approbation du Congrès pour tout nouveau déploiement. «Nous allons démontrer au Président qu'il est bel et bien seul», a juré le sénateur Joseph Biden. (D’après Philippe Grangereau / Libé)carnet dessin 07-01-11

08:06 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bush, irak |  Facebook |

07/12/2006

George W. Bush promet d'étudier "très sérieusement" le rapport Baker sur l'Irak.

Le rapport sur un éventuel changement de stratégie en Irak estime qu'il n'y a pas de "formule magique" pour résoudre le conflit irakien, mais préconise une nouvelle diplomatie qui permette de "commencer un retrait" des troupes américaines, a annoncé la Maison Blanche.Le Groupe d'études sur l'Irak conclut que les Etats-Unis sont confrontés en Irak à une situation "grave et [qui] se détériore". Et si la situation continue à se détériorer, il y a un risque de "glissement vers le chaos [qui] pourrait déclencher l'effondrement du gouvernement irakien et une catastrophe humanitaire". Le rapport recommande également au président américain de menacer le gouvernement irakien de perdre le soutien "politique, militaire et économique" des Etats-Unis s'il ne fait pas des progrès substantiels en termes de sécurité et de réconciliation nationale. "Si le gouvernement irakien ne fait pas des progrès substantiels vers des objectifs de réconciliation nationale, sécurité et gouvernance, les Etats-Unis devraient réduire leur soutien politique, militaire et économique au gouvernement irakien", indique-t-il.Comme solution, le rapport suggère que "des pays voisins pourraient intervenir". Malgré le fait que George Bush a déclaré qu'il ne discuterait pas avec la Syrie et l'Iran, le rapport appelle l'administration américaine à engager le dialogue avec ces deux pays afin de stabiliser l'Irak. Le groupe d'études préconise également une relance du processus de paix israélo-arabe "sur tous les fronts", que ce soit le Liban, la Syrie ou la résolution du conflit israélo-palestinien. Si ces mesures sont mises en place, les troupes américaines pourraient commencer à se retirer d'Irak, "au début de l'année 2008".Le rapport, qualifié par le président d'"évaluation sévère" de la situation, "sera pris très au sérieux par cette administration", a-t-il déclaré, entouré des membres du Groupe d'études sur l'Irak. C'est un document qui "comporte des propositions vraiment très intéressantes et nous les étudierons chacune sérieusement", a-t-il souligné en demandant au Congrès de faire de même.Les parlementaires "ne seront pas d'accord avec toutes les propositions, et nous non plus nous ne serons probablement pas d'accord avec chaque idée", a tempéré George W. Bush."C'est cependant une occasion de travailler ensemble", a-t-il ajouté. (D'après Le Monde)carnet dessin 06-14-07

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18/10/2006

Bush signe une loi autorisant des interrogatoires agressifs.

Le président américain George W. Bush a signé une loi controversée autorisant les méthodes agressives d'interrogatoire contre les suspects de terrorisme, leur détention dans des prisons secrètes à l'étranger et leur jugement par des tribunaux militaires. La loi que je signe aujourd'hui contribue à la sécurité de ce pays et adresse un message clair: ce pays est patient, il est honnête, il est juste, et nous ne reculerons pas devant les menaces contre notre liberté", a dit M. Bush avant de signer avec solennité le texte "à la mémoire des victimes du 11-Septembre". Cette signature a ravivé l'indignation des organisations de défense des droits de l'Homme. Pour elles, la loi rompt avec la grande tradition américaine de protection de la dignité humaine. La loi est déjà contestée devant le tribunaux. Environ 200 personnes ont manifesté devant la Maison Blanche au moment de la signature d'un texte qui "fait honte à l'Amérique" et une quinzaine d'entre elles ont été arrêtées, selon les organisateurs. Pour la majorité républicaine de M. Bush, la loi tombe au contraire à point nommé. A trois semaines d'élections parlementaires qui paraissent de plus en plus incertaines pour elle, elle fait porter le débat sur la sécurité et peut le détourner de la guerre en Irak. M. Bush a assuré que la loi contribue à la sécurité du pays, qu'elle est conforme à l'esprit et à la lettre de nos obligations internationales et que "les Etats-Unis ne pratiquent pas la torture; c'est contraire à nos lois et c'est contraire à nos valeurs". Grâce à elle, les hommes soupçonnés d'avoir "orchestré l'assassinat de 3.000 innocents vont être jugés", a-t-il dit. Parmi eux figure le cerveau présumé des attentats du 11-Septembre, Khalid Cheikh Mohammed. M. Bush a insisté sur la préservation d'un "instrument vital", qui est aussi l'un des plus controversés aux Etats-Unis mais aussi à l'étranger: le programme d'interrogatoires menés par la CIA dans des prisons en dehors de ses frontières et recourant à des méthodes qui, selon leurs détracteurs, confinent à la torture. Selon M. Bush, les informations extirpées à des gens comme Khalid Cheikh Mohammed ont protégé les Etats-Unis contre une nouvelle attaque. Le programme est actuellement "en sommeil", selon l'expression de la Maison Blanche. Cette dernière rechigne à parler des implications internationales. Mais elle a confirmé que la loi couvrait tous les aspects du programme révélé il y a quelques semaines seulement par M. Bush, donc les prisons secrètes à l'étranger, où la révélation de leur existence a suscité une vive émotion. La loi prémunit les prisonniers contre les abus flagrants. Mais elle laisse à M. Bush un large pouvoir d'interprétation des règles internationales. La loi dénie aux prisonniers les recours sur les conditions de leur détention. (D'après Le Soir)carnet dessin 06-10-18

07:32 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : bush, tortures |  Facebook |

06/10/2006

Bush signe pour la construction d'un mur contre l'immigration.

Le président américain George W. Bush a promulgué mercredi une loi finançant la construction de plusieurs centaines de kilomètres de barrière sur la frontière mexicaine pour stopper l'immigration clandestine, malgré les protestations du gouvernement mexicain. M. Bush a signé dans l'Arizona, Etat affecté au premier chef par l'immigration clandestine, une loi de financement de 33,8 milliards de dollars pour des programmes de sécurité intérieure. Sur ces quelque 34 milliards, 1,2 milliard est affecté au renforcement de la frontière, à un mois d'élections parlementaires incertaines où les élus de sa majorité républicaine comptent bien se prévaloir de cette mesure controversée. Le "mur" est l'une des rares concrétisations du vaste débat sur l'immigration qui a occupé le Congrès pendant des mois. M. Bush est très loin d'avoir mené à bien son grand projet de réforme "globale" de l'immigration, alliant répression de l'immigration clandestine et régularisation temporaire d'une partie des quelque 11 millions de clandestins vivant aux Etats-Unis. "Nous continuerons à travailler avec le Congrès pour parvenir à une réforme globale de l'immigration qui sécurise cette frontière, assure le respect de la loi et fasse honneur à l'héritage dont nous sommes fiers et qui est celui d'un pays d'immigrants", a dit M. Bush à Scottsdale. Mais le Congrès reste très divisé sur les aspects plus libéraux de la réforme préconisée par M. Bush. Le gouvernement mexicain a, lui, énergiquement réprouvé la construction comme une décision électoraliste portant "atteinte à la relation bilatérale globale". Le Sénat américain a approuvé le 29 septembre, à une écrasante majorité de voix républicaines mais aussi démocrates, la construction d'ici au 31 décembre 2008 d'un "mur" de 1.200 km. Il couvrirait les sections les plus poreuses des 3.200 km de frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, à commencer par le désert meurtrier de l'Arizona. Le 1,2 milliard de dollars inscrit dans la loi promulguée mercredi paraît cependant loin de pouvoir financer un tel projet, dont on ignore le coût global. La loi signée par M. Bush finance davantage de clôtures, des barrières amovibles, de l'éclairage, des radars, des détecteurs, des caméras à infrarouge, et contribue à l'effort visant à porter à 18.000 le nombre de garde-frontières d'ici à 2008, a indiqué M. Bush. Les 33,8 milliards de dollars serviront par ailleurs à déployer des équipements de détection de matière nucléaire aux points d'entrée aux Etats-Unis, à renforcer la sécurité autour des installations chimiques, à protéger les villes américaines contre les armes de destruction massive et à empêcher les terroristes d'accéder au territoire américain, a dit M. Bush. (D'après La Libre)carnet dessin 06-10-06

08:29 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : honte, bush, mur |  Facebook |