24/10/2008

Notre jugement sur les autres influencé par la température d'un café ?

Notre jugement sur la personnalité d'une autre personne peut être influencé par de simples choses comme la chaleur d'une boisson dans une tasse que nous tenons à la main, selon des études parues jeudi aux Etats-Unis.
Ces expériences menées par des psychologues de l'Université de Yale révèlent ainsi que les individus perçoivent les autres comme plus généreux et attentifs s'ils viennent de tenir une tasse de café chaud plutôt qu'une boisson glacée.
Une seconde étude montre que les sujets sont plus enclins à donner aux autres s'ils viennent de tenir quelque chose de chaud entre leurs mains que de froid.
Ces recherches succèdent à des travaux des mêmes chercheurs qui avaient révélé que la distance physique entre les individus influence leurs jugements sur les autres.
Ces études montrent que trouver quelqu'un "chaleureux" ou dire que l'on "se sent loin" d'un ami ou d'un parent ne sont pas de simples métaphores. Cela décrit littéralement des sentiments, comme la confiance éprouvée pour la première fois dans le rapport intime entre la mère et l'enfant, explique John Bargh, professeur de psychologie à l'Université de Yale, co-auteur de ces recherches parues dans la revue Science datée du 24 octobre.
"Quand une personne demande si quelqu'un est chaleureux ou froid, tous deux ont la même température corporelle de 37 degrés", poursuit-il.
Mais "ces impressions puisent implicitement dans leur expérience primale de ce que signifie être chaleureux et froid", explique-t-il.
Les psychologues soulignent depuis longtemps l'importance pour l'enfant du contact physique chaleureux avec la mère et le père pour qu'il puisse développer des relations saines avec les autres quand il sera adulte.
"Il semble que les effets de la température physique n'influence pas seulement la manière dont nous percevons les autres, mais affecte aussi notre comportement... en nous rendant plus chaleureux et en nous conduisant à faire plus confiance" aux autres, relève John Bargh.
Les chercheurs ont aussi testé leur hypothèse sur des étudiants à qui ils ont demandé de tenir une tasse de café chaud et une tasse de café glacé.
Ils leur ont ensuite donné des informations sur une personne et demandé de caractériser les traits de sa personnalité.
Les participants qui avaient tenu une tasse de café chaud ont tous jugé cette personne "nettement plus chaleureuse" que ceux qui avaient tenu un verre de café glacé.
Pour les autres traits de la personnalité, les chercheurs n'ont pas relevé de différence dans les réponses.
Pour la seconde étude destinée à montrer le lien entre chaleur physique et générosité, les participants devaient tenir une compresse chaude ou glacée.
Leur était ensuite donné le choix entre recevoir un bon-cadeau pour un ami ou un cadeau pour eux-même. Le groupe de ceux qui avaient tenu la compresse chaude ont été nettement plus nombreux à choisir le bon-cadeau pour un ami alors que les autres ont préféré le cadeau pour eux-mêmes.
L'imagerie du cerveau montre également que le contact de la chaleur ou du froid déclenche une forte activité dans la partie du cerveau appelée insula, notent ces psychologues. Et cette même zone du cerveau paraît être le siège d'un trouble de la personnalité caractérisé par l'incapacité à coopérer et à déterminer à qui faire confiance, ajoutent-ils. (AFP)carnet dessin 08-10-24

08:17 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chaleur, etude, jugement |  Facebook |

14/02/2008

Concilier amour et travail, pas toujours facile.

carnet dessin 08-02-14

 

Ce jeudi 14 février, c’est la Saint-Valentin. La fête des amoureux. A cette occasion, la FGTB (syndicat socialiste belge) publie un sondage sur l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. C’est une exclusivité RTL.
D’après les résultats de cette enquête, trois Belges actifs sur quatre estiment qu’il est difficile de concilier travail et vie privée. Ils se débrouillent en prenant sur eux : courir tout le temps, se sentir épuisés, ramener du travail à la maison, avoir le sentiment de ne pas voir grandir les enfants, les laisser se débrouiller seuls, avoir des problèmes de couples pour certains d’entre eux…
Bref, les Belges y arrivent, mais le prix à payer peut être lourd !

Du boulot à la maison
Ainsi, 73% des Belges interrogés se sentent épuisés et 72% ont le sentiment de courir tout le temps.
Une des raisons qui apparait est l’intrusion de la vie professionnelle dans la vie privée : un travailleur sur trois ramène du travail à la maison.

Des dégâts dans la vie de couple des jeunes
Cette sensation d’épuisement frappe surtout les jeunes, et en particulier les moins de 30 ans. Moins d’un jeune sur deux estime que son conjoint concilie bien vie privée et professionnelle.
Et ce difficile équilibre entre boulot et vie privée cause des dégâts dans la vie de couple. Un jeune sur quatre a ainsi connu au moins une grave crise dans son couple à cause du travail.

La relation parents-enfants perturbée
Mais il n’y a pas que la relation entre amoureux qui pâtit de cette difficile conciliation entre vie professionnelle et vie privée. La relation parents-enfants en est également fortement perturbée.
60% des Belges estiment n’avoir pas vu grandir leurs enfants. Et par ailleurs deux parents actifs sur trois affirment être souvent obligés de laisser ses enfants se débrouiller seuls et 65% d’entre eux se sentent coupables de ne pas s’occuper assez de leurs enfants.

Cette étude a été réalisée par Dedicated research auprès de 1007 personnes interrogées par téléphone entre le 14 et le 20 janvier 2008. (d'après rtlinfo.be)

08:23 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : alour, travail, etude |  Facebook |