09/10/2008

Le changement climatique va soulever d'importantes migrations.

Les conséquences du réchauffement climatique sur l'environnement pourraient contraindre des dizaines de millions de personnes à quitter leurs foyers dans les décennies à venir, ont estimé mercredi des experts réunis à Barcelone.
"Tous les indicateurs démontrent que nous sommes confrontés à un problème majeur qui émerge à l'échelle mondiale", a déclaré Janos Bogardi, directeur de l'Institut de l'environnement et de la sécurité humaine de l'université de l'Onu à Bonn, en Allemagne.
"Des experts estiment que d'ici 2050 quelque 200 millions de personnes seront déplacées du fait de problèmes environnementaux, soit pratiquement l'équivalent des deux tiers de la population actuelle des Etats-Unis", note son université dans un document.
Actuellement, selon les estimations de Bogardi, le nombre de "réfugiés environnementaux" serait compris entre 25 et 27 millions.
L'universitaire a souligné qu'il était important d'améliorer les méthodes statistiques pour évaluer avec plus de précision le nombre d'habitants de la planète contraints de quitter leurs foyers du fait du réchauffement climatique et de son impact, par exemple sur les récoltes.
"La principale étape vers l'aide, c'est la reconnaissance", a-t-il expliqué à Reuters.
Par le passé, ces populations migrantes étaient fréquemment répertoriées dans la catégorie des réfugiés économiques, essentiellement composées d'hommes jeunes en quête de travail.
"Les migrations due à l'environnement devraient être constituées de populations plus pauvres, comprenant davantage de femmes, d'enfants et de personnes âgées", estime son université.
Les questions de l'identification et de l'aide aux "réfugiés environnementaux" seront débattues en cette fin de semaine à Bonn en présence de représentants de 80 pays. (Alister Doyle, version française Henri-Pierre André  Le Monde/Reuters)

 

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27/06/2008

Réchauffement climatique: les plantes cherchent la fraîcheur en altitude.

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WASHINGTON - Face au réchauffement de la planète, les plantes prennent de la hauteur. Une étude internationale menée sous la direction de chercheurs français montrent ainsi que sur 171 espèces forestières, étudiées notamment dans les Alpes et les Pyrénées, la plupart migrent de plus en plus haut vers des endroits plus frais.
Pour la première fois, les scientifiques possèdent "les empreintes digitales du réchauffement climatique" avec cette redistribution en altitude, résume Jonathan Lenoir d'AgroParisTech à Nancy, principal auteur de cette étude publiée vendredi dans la revue "Science".
Son équipe a découvert "un mouvement significatif des espèces vers une élévation optimum". En comparant notamment la répartition dans six régions montagneuses françaises d'espèces situées entre le niveau de la mer et 2.700m pour la période 1905-1985 avec la période 1986-2005, on constate une élévation moyenne de 29 mètres par décennie.
L'étude montre que les effets du changement climatique se font sentir partout, pas seulement au sommet des montagnes et dans les régions polaires, souligne le coauteur Pablo Marquet de l'Université pontificale catholique du Chili.
Les plantes, si elles ne peuvent se déplacer comme les animaux, peuvent cependant bouger grâce à la dispersion des graines qui ont tendance à mieux germer là qu'ailleurs - dans ce cas, dans des endroits plus élevés que d'ordinaire.
Les plus rapides à trouver un environnement plus frais ont été les herbes, les fougères et les mousses dont la vie et les cycles de reproduction sont courts, notent les chercheurs. Les espèces boisées sont plus lentes du fait de leur mode de reproduction, ce qui fait qu'elles sont plus exposées aux dangers du réchauffement climatique, observe Jonathan Lenoir. Un type d'herbe, avec une vie plus courte, a déjà connu plusieurs générations quant un arbre n'en a connu qu'une, souligne le coauteur Jean-Claude Gegout d'AgroParisTech.
Sur les 171 espèces étudiées, notamment dans le Dévoluy (Hautes-Alpes), 118 ont migré en altitude et 53 sont en revanche descendues. "Les espèces se comportent chacune différemment, mais prises ensemble, celles que nous avons étudiées montrent une réaction claire et significative avec un mouvement vers l'altitude", confie Jonathan Lenoir dans un entretien par courriel. AP

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30/08/2007

Changement climatique: les risques d'inondations sous-évalués.

Les prévisions en vigueur en ce qui concerne le réchauffement climatique sous-estiment les risques d'inondations et surévaluent celui de la sécheresse en négligeant le rôle des végétaux dans l'absorption du dioxyde de carbone, affirment des chercheurs de l'Office britannique de météorologie.
La croissance des émissions de CO2 prévue pour la fin du siècle va se traduire par une augmentation de l'eau retenue par les plantes dans le sol, a expliqué Richard Betts, directeur de ce programme de recherche, interrogé mercredi par téléphone.
"Le risque d'inondations a pu être sous-estimé parce qu'on ne s'attend pas à ce que les sols soient aussi saturés qu'ils pourraient l'être", précise-t-il. "Nous suggérons en outre que le stock d'eau des plantes puisse partiellement compenser sa rareté au cours d'une sécheresse."
Les résultats de ces recherches soulignent la nécessité d'élargir le champ d'étude des bouleversements climatiques pour en mesurer plus précisément les conséquences, insiste le scientifique.
Par la photosynthèse, processus qui leur fournit leur énergie, les végétaux absorbent du dioxyde de carbone par des pores appelés stomates qui rejettent de l'eau en fin de cycle.
Or l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère empêche ces stomates de s'ouvrir pleinement, ce qui réduit la perte et la consommation d'eau de la plante. Le sol où elle plonge ses racines s'en trouve donc moins sollicité et plus exposé au risque de saturation.
Sans tenir compte de cet excédent d'eau, le modèle en vigueur prédit une augmentation de 11% des inondations à l'échelle mondiale. Selon Betts, il convient d'y ajouter 6%.
"Le bouleversement climatique est plus qu'un changement des conditions météorologiques. C'est également un changement pour l'écologie tout entière. Nous devons l'étudier pour obtenir une image complète, parce que cela n'a pas été fait avant", insiste le chercheur. (D'après Le Monde/Michael Khan/ Reuters)

 

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02/04/2007

Les experts au chevet de la planète à Bruxelles.

Les spécialistes mondiaux du climat se retrouvent dès aujourd’hui à Bruxelles pour avertir que le réchauffement probable de la planète, de 2 à 4° au moins d'ici la fin du siècle, aura des conséquences dramatiques pour les régions les plus exposées, en Afrique, en Asie ou dans l'Arctique.Les conclusions du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui seront publiées vendredi après une semaine de travaux à huis clos, insisteront sur les vagues de chaleur, sécheresses, phénomènes extrêmes et inondations qui affecteront les rendements agricoles et piscicoles et la disponibilité des ressources en eau, selon les documents dont l'AFP a obtenu copie.Ces effets du réchauffement, déjà perceptibles dans de nombreuses régions, seront accentués dès que le thermomètre mondial dépassera les deux degrés supplémentaires de moyenne mondiale, avec des hausses beaucoup plus marquées aux pôles, sur les continents et dans les latitudes basses, insistent les experts.Leur rapport devrait également souligner de grandes disparités selon les continents, les régions nord pouvant retirer certains bénéfices d'un réchauffement jusqu'à +2°C de moyenne globale, alors que l'Afrique, les régions arctiques et les grands deltas en Asie devraient cumuler les impacts les plus négatifs comme des pénuries d'eau et de nourriture accrues et des inondations catastrophiques.L'ensemble des systèmes écologiques de la planète seront touchés, notamment les côtes, et 20 à 30% des espèces animales et végétales seront menacées d'extinction si la hausse des températures atteint 1,5 à 2,5°C, selon le projet de rapport qui s'intéresse également aux impacts sanitaires (extension des maladies tropicales comme le paludisme ou la dengue par exemple).En février à Paris, le Giec, créé en 1988 par l'Onu et qui publie cette année son quatrième rapport, avait conclu sur les aspects scientifiques du changement climatique, qu'il juge désormais "sans équivoque", déjà en marche et inévitable, notant que son ampleur - jusqu'à 6,4°C en 2100 dans la pire des hypothèses - sera fonction des quantités de gaz à effet de serre qui continueront d'être envoyées dans l'atmosphère par les activités humaines.Chaque chapitre du rapport final, élaboré depuis cinq ans par plus d'un millier d'experts, fait l'objet d'un "résumé à l'intention des décideurs" négocié à huis-clos et adopté par consensus par quelque 400 délégués, comme ce sera le cas cette semaine à Bruxelles. (d’après AFP)carnet dessin 07-04-02

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17/11/2006

Le 16 novembre le plus chaud.

Bruxelles - Ce jeudi 16 novembre est le 16 novembre le plus chaud jamais enregistré, d'après l'Institut royal météorologique. A 14 heures, le mercure est monté à Uccle jusqu'à 17,2 degrés. Le record de l'automne le plus chaud jamais enregistré est également en passe d'être battu.Nous avons largement battu le record du 16 novembre 1980 qui était de 14,7 degrés, indique l'IRM. Concernant l'ensemble du mois de novembre, la température moyenne est jusqu'à présent de 8,3 degrés, ce qui représente 2,2 degrés de plus que la normale saisonnière. La moyenne des températures maximales s'élève à 11,6 degrés, soit 2,7 degrés au-dessus de la normale. La moyenne des températures minimales, elle, est de 1,3 degré plus élevée que la normale.A la fin du mois, l'IRM s'attend à qualifier ce novembre 2006 de "très chaud", probablement le mois de novembre le plus chaud jamais enregistré.Le record de l'automne (météorologique) le plus chaud jamais enregistré est également en passe d'être battu. Mais ce record automnal peut encore nous échapper si d'ici la fin du mois les températures sont négatives, affirme M. Dehenauw, mais cela paraît improbable.Le mois de septembre 2006 a été pour sa part, le mois de septembre le plus chaud jamais enregistré avec une température maximale de 18,6 degrés. En octobre, avec 14,2 degrés, le record pour un tel mois a été frôlé.L'automne 2005, avec sa moyenne de températures de 12,3 degrés, détenait jusqu'alors le record.(D'après Le Soir)carnet dessin 06-11-17

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15/11/2006

Nouveau record de température de la mer du Nord.

La mer du Nord se trouve depuis 1988 dans sa phase de réchauffement la plus longue et la plus intensive de l'histoire des relevés, débutés en 1873, explique l'Office allemand.La température de la mer du Nord a augmenté en moyenne de 2,4 degrés en octobre 2006 par rapport à la période 1968-1993, conséquence indirecte du réchauffement climatique, a-t-on appris mardi auprès de l'Office du transport maritime et d'hydrographie de Hambourg.En octobre, la température moyenne de la mer du Nord était de 14,2 degrés, soit 2,4 degrés de plus que la moyenne calculée pour ce mois entre le début des mesures en 1968 et 1993 (11,8 degrés), et plus d'un degré de mieux que le précédent record mesuré en octobre 2005, note une étude rendue publique par l'Office.Ce record est dû notamment aux épisodes caniculaires qu'a connu le pays en juillet, où la température de la mer a grimpé de 4,1 degrés. Les mois d'août et septembre, très cléments, n'ont pas permis à l'eau de retrouver une température normale, selon l'Office.La mer du Nord se trouve depuis 1988 dans sa phase de réchauffement la plus longue et la plus intensive de l'histoire des relevés, débutés en 1873, explique l'Office allemand.Cette phase de réchauffement, généralement longue de 5 à 15 ans, n'a pas été suivie par la période de refroidissement prévue au maximum à partir de 2003, indique l'étude, qui s'inquiète des conséquences sur l'écosystème de la mer du Nord. On pourrait notamment assister à l'arrivée de plantes et de poissons habituellement présents dans des régions plus chaudes comme le Golfe de Gascogne. (D'après La Libre)carnet dessin 06-11-15

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31/10/2006

Appel urgent de la communauté internationale pour une action politique contre le réchauffement de la planète.

La communauté internationale, mais surtout la Chine, l'Inde et les Etats-Unis, a été appelée lundi à se mobiliser pour endiguer le réchauffement climatique qui pourrait causer une récession économique "d'une ampleur catastrophique". Toute inaction se traduirait par "des dérèglements de l'activité économique et sociale (...) d'une ampleur similaire à ceux qui ont suivi les plus grandes guerres et la grande dépression de la première moitié du XXe siècle", a prévenu Sir Nicholas Stern, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, à l'occasion de la publication du rapport qui porte son nom. Il avait été mandaté début 2005 par le gouvernement britannique de Tony Blair en vue d'évaluer les conséquences économiques du réchauffement climatique pour le Royaume-Uni et le monde d'ici 2100. Le constat dressé dans ce rapport, qui compte 600 pages, est qu'il y a un risque de "ralentissement très grave" de l'économie mondiale pour un coût estimé à plus de 5.500 milliards d'euros.Les pays devraient consacrer 1% du PIB mondial par an à la lutte contre la spirale de la hausse des températures et toute passivité se traduirait à terme par une charge annuelle représentant 5% du PIB mondial. Dans le pire scénario, le coût représenterait "20% ou plus" du PIB mondial. "La tâche est urgente. Retarder l'action, même d'une décennie ou deux, nous entraînerait sur un territoire dangereux", a averti Sir Nicholas Stern, se disant "optimiste car nous avons le temps et l'argent pour agir".Le Premier ministre Tony Blair a relevé pendant cette conférence de presse que si la Grande-Bretagne cessait aujourd'hui toute pollution, l'économie en terme d'émissions polluantes engendrée serait annulée en moins de deux ans par la croissance chinoise. Selon lui, les hommes doivent agir immédiatement pour éviter les conséquences "désastreuses" et "irréversibles" du réchauffement climatique. La Grande-Bretagne souhaite mener la lutte contre le réchauffement climatique au niveau mondial et européen, tout en poursuivant ses efforts à domicile. A cette fin, le gouvernement britannique s'est doté d'un nouveau conseiller : l'ancien vice-président américain Al Gore qui a fait du réchauffement planétaire son cheval de bataille. Le ministre britannique de l'économie Gordon Brown a annoncé une loi sur les changements climatiques avec un nouvel objectif de 60% de réduction des émissions de dioxyde de carbone d'ici 2050, appelant à la naissance d'une "économie mondiale à faible teneur en dioxyde de carbone". Chacun, industries comme particuliers, doit être "conscient de sa responsabilité personnelle" pour bâtir "une société et une économie vertes", a-t-il indiqué. Au niveau mondial, les pays riches devront aider les pays pauvres qui seront "les premiers et les plus durement touchés", a affirmé Sir Nicholas Stern. "Il est juste que les pays riches payent un peu plus" que leur quote-part de 1% de PIB. Leur action doit également se faire au travers de partenariats, comme dans la forêt amazonienne, car la déforestation mondiale entraîne davantage d'émissions que l'industrie du transport. L'organisation WWF a qualifié le rapport d'"appel au réveil" adressé aux dirigeants du monde pour protéger la biodiversité, les populations pauvres et l'économie mondiale. L'organisation humanitaire britannique Oxfam a relevé le "sentiment désespéré d'urgence" du rapport. "Il place la responsabilité de l'action fermement entre les mains de ceux qui gèrent l'économie et la politique étrangère" et non plus dans celles des scientifiques et des écologistes, a souligné le centre d'études stratégiques de Chatham House à Londres. (D'après AFP)carnet dessin 06-10-31

02:22 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : rechauffement, terre |  Facebook |