30/10/2008

La planète surexploitée.

L'empreinte écologique a augmenté de 5 % depuis 2006. Le WWF dresse un sombre tableau. Mais il n'y a pas de fatalité.
Le calcul de l'empreinte. L'empreinte écologique est calculée en « hectares globaux » par personne. Elle représente la surface nécessaire fictive pour satisfaire la demande en ressources planétaires et le recyclage par la biosphère de l'ensemble des biens et services, vitaux ou superflus. L'empreinte est calculée au départ de la consommation d'un pays. La partie énergétique et les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique représentent plus de 50 % de cette empreinte au plan mondial.
Le Belge consomme 2,5 planètes. L'empreinte jugée soutenable pour la planète s'élève à 2,1 hectares. Celle du Belge s'élevait en 2005 à 5,2 hectares. Soit, la consommation équivalente de deux planètes et demi si chaque humain vivait comme en Belgique.
Réduisez votre empreinte. En janvier 2006, Le Soir lançait avec le WWF et Ecolife un calculateur d'empreinte écologique. À ce jour, vous êtes 250.000 à l'avoir utilisé et à avoir pris des engagements pour réduire votre empreinte d'un quart en moyenne au travers de gestes quotidiens.
http://blogs.lesoir.be/empreinte-eco ; www.footprintnetwork.org ; www.wwf.be
Au rythme actuel de la consommation des ressources naturelles, deux planètes seront nécessaires à l'humanité en 2030. C'est là un des constats clefs du dernier rapport Planète vivante du WWF international. Publiée tous les deux ans, cette étude, dont la dernière est diffusée ce mercredi par l'organisation non gouvernementale écologiste, mesure l'évolution de la pression humaine sur les écosystèmes et l'état de santé de ces derniers. Comme on pouvait s'y attendre, les nouvelles ne sont pas des plus réjouissantes. La livraison 2008 de ce document fourmillant de chiffres fait scintiller une donnée majeure : en 2005, l'empreinte écologique mondiale s'élevait à 2,7 hectares par personne. Soit, près de 30 % au-dessus de la capacité terrestre (2,1 hectares) susceptible de répondre à la demande croissante en énergie, en bois, en minerais, en biomasse, en pâturages…
Entre l'empreinte, gigantesque, des Emirats arabes et celle, famélique, du Malawi, la palette colorée des pressions exercées sur les ressources s'exprime pour la moitié des 150 pays recensés par le WFF au-dessus de la ligne verte correspondant à la « consommation d'une planète ». C'est manifeste : tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne verte. « En 2005, ce sont les Etats-Unis et la Chine qui ont les plus grandes empreintes écologiques globales, utilisant chacun 21 % de la biocapacité de la planète, note le rapport. La Chine a une empreinte par personne beaucoup plus petite que les Etats-Unis, mais une population plus de quatre fois plus grande. » Puis vient l'Inde, mobilisant 7 % de la biocapacité mondiale…
Comme le détaille l'infographie, les rejets de CO2, responsables du réchauffement climatique, constituent la part principale de l'empreinte des pays industrialisés. « Les pays d'Europe occidentale, à forte empreinte écologique individuelle et à population dense, sont tous des débiteurs, poursuit le rapport. Ce qui les place dans une situation insoutenable de dépendance et d'exploitation vis-à-vis des ressources du monde… »
En Belgique (5,2 hectares), le WWF constate « une inquiétante remontée, régulière, de l'empreinte écologique depuis le début des années nonante ».
A contrario, la France (4,9 hectares) présente un profil intermédiaire montrant une empreinte assez stable depuis les années septante, sans tendance nette – ni à la réduction, ni à la croissance. En Allemagne, enfin, on observe une diminution régulière de cette empreinte depuis 1980 (de 6 à 4,2 hectares). « Outre certains effets de la réunification ayant accéléré une amélioration de l'efficience des technologies et l'abandon du charbon, ce découplage de l'empreinte et de la croissance du produit intérieur brut (PIB) peut-être dû à la mise en œuvre de mesures environnementales sensiblement plus précoces, remarque le rapport Planète vivante. Ces informations semblent montrer que des dynamiques différentes existent et qu'il n'y a pas de fatalité… » Découpler le PIB de la consommation des ressources n'est donc pas le fruit du hasard, mais d'un choix de société, postule James Leape, directeur du WWF international. « La récession financière n'est rien en comparaison de la menace d'un resserrement du crédit écologique. La bonne nouvelle est que nous avons les moyens d'inverser cette tendance ; il n'est pas trop tard pour prévenir une récession écologique irréversible. »
Face à un défi qui pourrait apparaître écrasant, les experts pointent des « leviers de durabilité » pour réduire l'écart entre la demande de l'homme sur la nature et l'offre de celle-ci. Innovations technologiques, réduction de la consommation des énergies fossiles, énergies renouvelables, stockage de carbone, isolation des bâtiments, déplacements doux, réhabilitation des écosystèmes dégradés, interdiction des substances chimiques persistantes… Les remèdes sont connus et passent par des décisions politiques fortes pour limiter la pauvreté, réduire la pression démographique, freiner le réchauffement et la pression sur les écosystèmes. « Les scientifiques ne peuvent prévoir avec précision le point de basculement autour duquel le déclin pourrait s'accélérer ou entraîner des dysfonctionnements en cascade, conclut le rapport. Mais la plupart s'accordent pour dire que mettre fin, le plus rapidement possible, à la dette écologique accumulée réduira ce risque et permettra aux écosystèmes dégradés de commencer à récupérer… »
Un graphique illustre ces changements possibles. Il trace l'équilibre entre la biocapacité planétaire et la consommation des ressources en 2040. Une planète viable pour l'humanité ? Chiche ! (AUDREY BINET ET BELGACHRISTOPHE SCHOUNE  /www.lesoir.be)
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09/10/2008

Le changement climatique va soulever d'importantes migrations.

Les conséquences du réchauffement climatique sur l'environnement pourraient contraindre des dizaines de millions de personnes à quitter leurs foyers dans les décennies à venir, ont estimé mercredi des experts réunis à Barcelone.
"Tous les indicateurs démontrent que nous sommes confrontés à un problème majeur qui émerge à l'échelle mondiale", a déclaré Janos Bogardi, directeur de l'Institut de l'environnement et de la sécurité humaine de l'université de l'Onu à Bonn, en Allemagne.
"Des experts estiment que d'ici 2050 quelque 200 millions de personnes seront déplacées du fait de problèmes environnementaux, soit pratiquement l'équivalent des deux tiers de la population actuelle des Etats-Unis", note son université dans un document.
Actuellement, selon les estimations de Bogardi, le nombre de "réfugiés environnementaux" serait compris entre 25 et 27 millions.
L'universitaire a souligné qu'il était important d'améliorer les méthodes statistiques pour évaluer avec plus de précision le nombre d'habitants de la planète contraints de quitter leurs foyers du fait du réchauffement climatique et de son impact, par exemple sur les récoltes.
"La principale étape vers l'aide, c'est la reconnaissance", a-t-il expliqué à Reuters.
Par le passé, ces populations migrantes étaient fréquemment répertoriées dans la catégorie des réfugiés économiques, essentiellement composées d'hommes jeunes en quête de travail.
"Les migrations due à l'environnement devraient être constituées de populations plus pauvres, comprenant davantage de femmes, d'enfants et de personnes âgées", estime son université.
Les questions de l'identification et de l'aide aux "réfugiés environnementaux" seront débattues en cette fin de semaine à Bonn en présence de représentants de 80 pays. (Alister Doyle, version française Henri-Pierre André  Le Monde/Reuters)

 

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03/10/2008

Crise dans les pays riches, enfer dans les pays pauvres.

Extrait d'un sujet choquant sur l'enfer des Haïtiens qui sera diffusé prochainement dans l'émission REPORTERS sur NT1:
Famine, maladie, pauvreté, chômage, ils n'ont plus que la terre à manger!
(Par REPORTERS - LePost)
Voir la vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=AmtHDfYZHBs&eurl=http:....

 

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17/11/2006

Le 16 novembre le plus chaud.

Bruxelles - Ce jeudi 16 novembre est le 16 novembre le plus chaud jamais enregistré, d'après l'Institut royal météorologique. A 14 heures, le mercure est monté à Uccle jusqu'à 17,2 degrés. Le record de l'automne le plus chaud jamais enregistré est également en passe d'être battu.Nous avons largement battu le record du 16 novembre 1980 qui était de 14,7 degrés, indique l'IRM. Concernant l'ensemble du mois de novembre, la température moyenne est jusqu'à présent de 8,3 degrés, ce qui représente 2,2 degrés de plus que la normale saisonnière. La moyenne des températures maximales s'élève à 11,6 degrés, soit 2,7 degrés au-dessus de la normale. La moyenne des températures minimales, elle, est de 1,3 degré plus élevée que la normale.A la fin du mois, l'IRM s'attend à qualifier ce novembre 2006 de "très chaud", probablement le mois de novembre le plus chaud jamais enregistré.Le record de l'automne (météorologique) le plus chaud jamais enregistré est également en passe d'être battu. Mais ce record automnal peut encore nous échapper si d'ici la fin du mois les températures sont négatives, affirme M. Dehenauw, mais cela paraît improbable.Le mois de septembre 2006 a été pour sa part, le mois de septembre le plus chaud jamais enregistré avec une température maximale de 18,6 degrés. En octobre, avec 14,2 degrés, le record pour un tel mois a été frôlé.L'automne 2005, avec sa moyenne de températures de 12,3 degrés, détenait jusqu'alors le record.(D'après Le Soir)carnet dessin 06-11-17

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15/11/2006

Nouveau record de température de la mer du Nord.

La mer du Nord se trouve depuis 1988 dans sa phase de réchauffement la plus longue et la plus intensive de l'histoire des relevés, débutés en 1873, explique l'Office allemand.La température de la mer du Nord a augmenté en moyenne de 2,4 degrés en octobre 2006 par rapport à la période 1968-1993, conséquence indirecte du réchauffement climatique, a-t-on appris mardi auprès de l'Office du transport maritime et d'hydrographie de Hambourg.En octobre, la température moyenne de la mer du Nord était de 14,2 degrés, soit 2,4 degrés de plus que la moyenne calculée pour ce mois entre le début des mesures en 1968 et 1993 (11,8 degrés), et plus d'un degré de mieux que le précédent record mesuré en octobre 2005, note une étude rendue publique par l'Office.Ce record est dû notamment aux épisodes caniculaires qu'a connu le pays en juillet, où la température de la mer a grimpé de 4,1 degrés. Les mois d'août et septembre, très cléments, n'ont pas permis à l'eau de retrouver une température normale, selon l'Office.La mer du Nord se trouve depuis 1988 dans sa phase de réchauffement la plus longue et la plus intensive de l'histoire des relevés, débutés en 1873, explique l'Office allemand.Cette phase de réchauffement, généralement longue de 5 à 15 ans, n'a pas été suivie par la période de refroidissement prévue au maximum à partir de 2003, indique l'étude, qui s'inquiète des conséquences sur l'écosystème de la mer du Nord. On pourrait notamment assister à l'arrivée de plantes et de poissons habituellement présents dans des régions plus chaudes comme le Golfe de Gascogne. (D'après La Libre)carnet dessin 06-11-15

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31/10/2006

Appel urgent de la communauté internationale pour une action politique contre le réchauffement de la planète.

La communauté internationale, mais surtout la Chine, l'Inde et les Etats-Unis, a été appelée lundi à se mobiliser pour endiguer le réchauffement climatique qui pourrait causer une récession économique "d'une ampleur catastrophique". Toute inaction se traduirait par "des dérèglements de l'activité économique et sociale (...) d'une ampleur similaire à ceux qui ont suivi les plus grandes guerres et la grande dépression de la première moitié du XXe siècle", a prévenu Sir Nicholas Stern, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, à l'occasion de la publication du rapport qui porte son nom. Il avait été mandaté début 2005 par le gouvernement britannique de Tony Blair en vue d'évaluer les conséquences économiques du réchauffement climatique pour le Royaume-Uni et le monde d'ici 2100. Le constat dressé dans ce rapport, qui compte 600 pages, est qu'il y a un risque de "ralentissement très grave" de l'économie mondiale pour un coût estimé à plus de 5.500 milliards d'euros.Les pays devraient consacrer 1% du PIB mondial par an à la lutte contre la spirale de la hausse des températures et toute passivité se traduirait à terme par une charge annuelle représentant 5% du PIB mondial. Dans le pire scénario, le coût représenterait "20% ou plus" du PIB mondial. "La tâche est urgente. Retarder l'action, même d'une décennie ou deux, nous entraînerait sur un territoire dangereux", a averti Sir Nicholas Stern, se disant "optimiste car nous avons le temps et l'argent pour agir".Le Premier ministre Tony Blair a relevé pendant cette conférence de presse que si la Grande-Bretagne cessait aujourd'hui toute pollution, l'économie en terme d'émissions polluantes engendrée serait annulée en moins de deux ans par la croissance chinoise. Selon lui, les hommes doivent agir immédiatement pour éviter les conséquences "désastreuses" et "irréversibles" du réchauffement climatique. La Grande-Bretagne souhaite mener la lutte contre le réchauffement climatique au niveau mondial et européen, tout en poursuivant ses efforts à domicile. A cette fin, le gouvernement britannique s'est doté d'un nouveau conseiller : l'ancien vice-président américain Al Gore qui a fait du réchauffement planétaire son cheval de bataille. Le ministre britannique de l'économie Gordon Brown a annoncé une loi sur les changements climatiques avec un nouvel objectif de 60% de réduction des émissions de dioxyde de carbone d'ici 2050, appelant à la naissance d'une "économie mondiale à faible teneur en dioxyde de carbone". Chacun, industries comme particuliers, doit être "conscient de sa responsabilité personnelle" pour bâtir "une société et une économie vertes", a-t-il indiqué. Au niveau mondial, les pays riches devront aider les pays pauvres qui seront "les premiers et les plus durement touchés", a affirmé Sir Nicholas Stern. "Il est juste que les pays riches payent un peu plus" que leur quote-part de 1% de PIB. Leur action doit également se faire au travers de partenariats, comme dans la forêt amazonienne, car la déforestation mondiale entraîne davantage d'émissions que l'industrie du transport. L'organisation WWF a qualifié le rapport d'"appel au réveil" adressé aux dirigeants du monde pour protéger la biodiversité, les populations pauvres et l'économie mondiale. L'organisation humanitaire britannique Oxfam a relevé le "sentiment désespéré d'urgence" du rapport. "Il place la responsabilité de l'action fermement entre les mains de ceux qui gèrent l'économie et la politique étrangère" et non plus dans celles des scientifiques et des écologistes, a souligné le centre d'études stratégiques de Chatham House à Londres. (D'après AFP)carnet dessin 06-10-31

02:22 Écrit par A.Cide dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : rechauffement, terre |  Facebook |